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Les  musiciens - Page 5 :

Léo  CHAULIAC - Edward  CHEKLER - Noël  CHIBOUST - Bob  CHRISLER  - Chico  CHRISTOBAL - René  CLOEREC - COCOS  et  ses  Tsiganes - Bill  COLEMAN - COLLEGE  RYTHME - Paul COLLOT - Alix  COMBELLE - Roger  CONSTANT - CONTANCELLI - Harry  COOPER - André CORNILLE - COSTIA - Raoul  COURDESSE -- Chico  CRISTOBAL - Jean-Pierre DARIEL - Roby DAVIS - Claude  DEBUSSY - DELMON
  
Léo  CHAULIAC    Piano   Chef d'orchestre  
Né le 6 février 1913  à Marseille
Salle  GAVEAU (1941 / 1944)  CHEZ  Jane  STICK (1943)
Léon, dit Léo CHAULIAC commence ses études de piano au Conservatoire de Marseille où il obtient un premier Prix au bout de deux ans. Puis, il vient à Paris où il travaille avec José ITURBI et surtout sa sœur Amparito ITURBI et suit les cours du Conservatoire Supérieur de Musique. Il est admis le 15 novembre1930 dans la classe de piano de Mr RIERA qu'il suivra jusqu'en 1935. Il a obtenu en 1931 la 2ème Médaille de solfège, en 1932 le 2ème accessit de piano et en 1933, le 1er accessit de piano.
Il se met au jazz et joue alors dans un club parisien, Le FETICHE, rue Fontaine. En 1934 / 1935, il est pianiste dans l'orchestre GREGOR et ses Grégoriens. Il fait ensuite des tournées avec des orchestres commerciaux comme celui d'Eddie FOY. Avec ce dernier, il se produit, fin 1936, au BŒUF  sur  le  TOIT. Il joue en 1937 au SWING  TIME au sein de l'orchestre d'André EKYAN (où figure aussi le guitariste Marcel BIANCHI). En 1938, il fait la connaissance de Charles TRENET et travaille avec lui jusqu'en 1943 comme pianiste accompagnateur et il compose des chansons.
En 1939, il participe à l'élaboration de la mélodie : La mer, mais, absent le jour de la présentation aux Editions Raoul Breton, c'est Albert LASRY, pianiste des Editions qui cosignera avec TRENET la musique de ce futur succès international.
Parmi les chansons écrites par Léo CHAULIAC, notamment pour Charles TRENET : Marie Marie, Tout ça c'est pour moi, Que reste-t-il de nos amours? En février 1941, il fait partie du Quintette du Hot Club de France qui accompagne le " fou chantant " lors d'un enregistrement.
Il enregistre en novembre 1944 au sein de la grande formation de Django REINHARDT : Django's Music et de celle de Noël CHIBOUST.
A la Libération, Léo CHAULIAC fait partie de l'orchestre du SCHUBERT avec André EKYAN, Emmanuel SOUDIEUX, Pierre FOUAD et Henri CROLLA. Il figure également dans la formation d'Alix COMBELLE  CHEZ Jane  STICK  (avec notamment Armand MOLINETTI  - Drums, Lucien GALOPAIN - Guitare, Lucien SIMOENS - Contrebasse). Il sera aussi, en 1945, le professeur de Claude BOLLING. Dans les années 40, il donne des concerts de jazz à GAVEAU et à l'ECOLE  NORMALE  de  MUSIQUE, notamment avec Emmanuel SOUDIEUX et Pierre FOUAD. Il se produit en trio en 1946 CHEZ  CARRERE  et au PALM  BEACH  à Cannes (où jouent aussi trois autres ensembles dont Ray VENTURA et son orchestre).
En 1949, il dirige, du piano, un orchestre d'une dizaine de musiciens se produisant sur la Côte d'Azur. A l'époque, Boris VIAN le situait au même niveau que Bernard PEIFFER et Jack DIEVAL et au dessus d'André PERSIANY et Claude BOLLING, regrettant qu'il se soit " laissé " oublier par les milieux du jazz.
Il joue en 1954 avec son grand orchestre (où figure Arthur MOTTA parmi les quatre saxes) au MAXIM'S. Au cours du 3ème Salon International du Jazz qui a lieu du 1er au 7 juin 1954 à la  Salle  PLEYEL, il interprète aux grandes orgues en première audition, « La messe tsigane » de Django REINHARDT.

Pour en savoir plus sur les prestations de Léo CHAULIAC à Paris, visiter le site :

http://site.voila.fr/musiciensjazzparis1


  
Edward  Edouard  CHEKLER   Chef d'orchestre  Compositeur   Piano     
Né le 19 octobre 1917 à Alger, décédé le 10 juin 1987.
Le  SCHUBERT 1941)
« Edward CHEKLER a commencé le piano à 4 ans, comme MOZART. Il donna son premier récital à 6 ans. Son plus grand succès : Le p'tit bal musette. Son gamin, sept ans, lui sert de secrétaire et lui recopie ses notes de musique. »  (Mon Programme de janvier 1949)
Il quitte sa ville natale vers seize pour venir à Paris où il étudie le piano au Conservatoire dans la classe d'Yves NAT.
Comme  chef d'orchestre, il a accompagné Edith Piaf lors d'une tournée en province (Lyon, Toulon, Marseille, Toulouse). Il s'est produit avec sa formation en novembre et décembre 1949 au Théâtre de l'ETOILE  où, avec Loulou GASTE, il accompagnait  Line Renaud, vedette américaine d'un spectacle dont la vedette est Yves Montand  Il a travaillé également avec le chanteur Roland Gerbeau.
Edward CHEKLER a constitué, après la Libération, un ensemble avec lequel il a  réalisé des enregistrements et surtout participé à de nombreuses émissions radiophoniques, dont : Ma banlieue, de Francis Claude et Albert Riéra et Le Club des Chansons, mais aussi : en 1948 : Chantons les vacances, de Michel Clair, en 1950 : Le chemin des ritournelles, d'Edward CHEKLER et André Hornez, en 1951, La chaîne des chansons, de Géo Bonnet en compagnie notamment d'Emile PRUDHOMME, en 1951 et 1952 : En attendant la chance, en  1951 : On dîne, présentée par Anne-Marie Duverney et Georges Lourier, en 1954 : Radio Monte Carlo Parade, présentée chaque soir dans une ville différente du sud de la France et où il accompagne un spectacle de music-hall avec son orchestre de virtuoses (sic).
Le 28 mars 1952, le « Bal de l'Armement », au  CERCLE  MILITAIRE est animé par l'orchestre Edouard CHEKLER.  Le 3 mai 1956 a lieu au  PALAIS  de  CHAILLOT  le « Bal de l'X » et le Gala de l'Ecole Polytechnique, avec notamment Jack DIEVAL et son quartette et les orchestres Jerry MENGO et Edward CHEKLER. Le 15 mars 1958,, pour le bal de « La Nuit des Domaines », l'orchestre est celui d'Edward CHEKLER.
Edward CHEKLER a écrit des pièces pour l'orchestre de Paul BONNEAU ainsi que la musique de chansons destinées à des vedettes  comme  Jacqueline François,  Germaine Sablon,  Anny Flore, Yvette Giraud, Bordas, Lucienne Boyer, Yves Montand, Georges Tabet ... Il a présenté en 1979 au Théâtre DAUNOU une comédie parlée et chantée : S.O.S. Tendresse. On lui doit également les partitions de courts métrages comme : Il était trois chansons, de Claude Lalande en 1947, en collaboration avec Jean SOLAR et : Les conquêtes de l'Ouest de Hervé Maguy en 1964.
  
Noël CHIBOUST   Clarinette  Chef d'orchestre
Salle  GAVEAU (1940)  CIRO'S (1941 / 1942 / 1943)  CHATELET (1941)  ABC (1943)

On retrouve Noël CHIBOUST parmi les noms cités par Ray BINDER :

Ses prestations dans les lieux parisiens figurent sur le site :

http://site.voila.fr/musiciensjazzparis1



Bob  CHRISLER   Drums  Chef d'orchestre
La  VILLA  d'ESTE (1943)
Selon Jacques HELIAN, il figurait dans les années 20 parmi les musiciens recherchés et au cours de la décennie suivante, il a joué notamment avec le saxophoniste suisse Edmond COHANIER. Il a aussi dirigé son propre orchestre.

René  CLOEREC   Pianiste  Chef d'orchestre  Compositeur
Né le 31 mai 1911 à Paris, décédé le 13 décembre 1995 à Saint Cloud.
CHANTILLY (1941- 1942)    VILLA d'ESTE (1942)
En 1936, il fait partie, au VIEUX  PORT  Thés, apéritifs dansants, de l'Orchestre L. MASSARD.     
« Au VIEUX  PORT, la direction a fait appel à L. MASSARD, ex chef du JOHN' S  BAR de Lyon pour constituer l'orchestre dans lequel nous trouvons: P. ZANI (Flute, saxophone ténor, clarinette, accordéon), A. ZANI (Drums, bandonéon), F. KARDALEN (Trompette, violon), René CLOEREC (Piano,  chant) et L. MASSARD (Saxophone alto, clarinette, flute, chant). Excellent ensemble très hot avec beaucoup de swing. Nul doute que l'élégante clientèle des Champs Elysées appréciera cet orchestre qui sera vite goûté et connu dans la capitale. »   (Jazz Tango Dancing de février 1936)
Mais il est surtout connu pour sa brillante carrière de compositeur de musique de films. « René CLOEREC constituera avec Claude AUTANT-LARA un duo irrévérencieux du meilleur effet. Mais on ne saurait oublier la finesse, l'amusement d'une écriture qui renoue avec la grande tradition d'une musique française pleine de fantaisie et de rythme. »   (Les Musiques du Cinéma Français - Alain LACOMBE,  François PORCILE - Editions BORDAS - 1995)

COCOS  et  ses  Tsiganes
Le  SHEHERAZADE (1942)
  
Bill  COLEMAN    Trompette   Bugle  Chant   Compositeur     Né le 4 août 1904 à Centerville (Kentucky), décédé le 25 août 1981 à Cadeillan (32)
HEURE   BLEUE (1941)
Bill COLEMAN est cité pour avoir joué avant puis après la guerre à Paris, mais il n'y était pas pendant l'Occupation.
Il a été longtemps un acteur essentiel de la scène parisienne du jazz, comme en atteste le site où figure une partie de ses prestations dans la capitale :

http://site.voila.fr/musiciensjazzparis1


  
Cet ouvrage autobiographique, traduit de l'américain par Lily COLEMAN, son épouse et éminente collaboratrice a été publié en 1981 aux Editions CANA “ 14, rue du 8-mai- 1945, 75010 Paris.
  
Bill COLEMAN « at home »
Photo adressée cordialement par Lily COLEMAN en 1997
  
Bill COLEMAN figure, à juste titre, dans le Dictionnaire du Jazz de Philippe CARLES, André CLERGEAT et Jean-Louis COMOLLI. L'article qui lui est consacré est signé par Michel LAVERDURE et se conclut ainsi :
 « Elégant est le qualificatif qui vient immédiatement à l'esprit lorsqu'on évoque Bill COLEMAN. Un gentleman jusqu'au bout de sa trompette. Bien qu'il sache jouer en puissance, sa sonorité sous tendue par un très délicat vibrato demeure, dans la plupart des cas, d'une savoureuse fluidité. Sa phrase flexible, féline, donne parfois l'illusion de survoler l'assise rythmique alors qu'elle ne cesse jamais de s'appuyer sur le temps, dans la grande tradition des musiciens middle jazz à laquelle il restera toujours fidèle. Ces caractéristiques s'appliquent aussi à ses activités vocales, qu'il chante le blues, le gospel ou les standards, tel Just a Gigolo, qu'il affectionnait. »   
Michel LAVERDURE signe aussi, dans Jazz Magazine de janvier 1964, un article des plus intéressants sur le trompettiste, intitulé : PORTRAIT Un gamin de Paris.
  
COLLEGE  RYTHME   Orchestre dirigé par  Tony PROTEAU (voir également)
NOX (1942)  Les  OPTIMISTES (1942)  CIRQUE  du  GRAND  PALAIS  -  Cirque  Jean Houcke (1944)
« Le 5 juin 1943, Albert Rancy prend la direction d'un cirque sous les verrières du Grand Palais. Trois mois avant la Libération de Paris, l'écuyer Jean Houcke (ex-époux de Marcelle Rancy et père du dompteur Gilbert Houcke) lui succède et le cirque s'appelle alors CIRQUE  Jean  HOUCKE  ... S'adaptant aux rythmes de jazz, le nouveau directeur fait appel au COLLEGE  RYTHME que dirige avec entrain le jeune Chef d'Orchestre Tony PROTEAU. »  (La vie parisienne sous l'Occupation - Hervé Le Boterf)
« ... J'ai (Tony PROTEAU) dirigé mon premier orchestre en 1944, quelques mois avant la Libération, au GRAND  PALAIS, qui était alors un cirque. Nous jouions de la musique de cirque. C'était marrant ... » (Jazz Hot d'avril 1955)
Le 5 décembre 1948, le COLLEGE RYTHME participe à une « Jazz Parade » au  THEATRE  EDOUARD VII.

Paul  COLLOT   Piano
Le   VENTADOUR  (1943)

Alix COMBELLE   Saxo ténor  Clarinette  Compositeur   Arrangeur    Chef d'orchestre 
Né le 15 juin 1912 à Paris, décédé le  27 février 1978 à Mantes
Le  PARNASSE (1940)  Salle  GAVEAU (1940)  ABC (1941)  Salle  PLEYEL (1941 / 1942 / 1943)  BOBINO (1941)  BAGDAD (1941)  BŒUF  sur  le  TOIT (1941)  L'ETOILE (1941)  CHEZ  LEDOYEN (1941) BAGATELLE (1942)  Le  BEAULIEU (1942 / 1943)  CHEZ  Jane  STICK (1943) 
Alix commence très tôt à jouer de la batterie, initié par un percussionniste de la Garde Républicaine où son père, François, était saxophoniste. Mais il préfère s'orienter vers le saxophone ténor, tout en étant pratiquant aussi  l'alto, le baryton et la clarinette. Il joue dans des orchestres de fosse de music-halls parisiens, renonçant à poursuivre des études d'ingénieur. Puis, au  début des années 30 il choisi de se consacrer  au jazz.
Il a souvent joué  à l'ABBAYE  de  THELEME  où il retrouvait de nombreux  pionniers du jazz en France (les trompettistes Alex RENARD, Pierre ALLIER, Philippe BRUN, le tromboniste Guy PAQUINET, le saxophoniste et clarinettiste André EKYAN, Stéphane GRAPPELLY, le guitariste Roger CHAPUT, les bassistes Roger ALLIER, Roger GRASSET). Il a également  travaillé dans l'orchestre du contrebassiste Bruno (1931) puis  chez GREGOR  (1932 / 1933).
Il fait partie ensuite d'autres grandes formations : Le JAZZ du POSTE  PARISIEN, PATRICK et son Orchestre de Danse dirigé par Guy PAQUINET, l'orchestre de Michel WARLOP avec lesquels il enregistre entre 1934 et 1937.
Avec WARLOP, il accompagne les chanteurs Germaine Sablon puis Aimé Simon-Girard  en 1934.
Alix COMBELLE fait partie en 1938 / 1939 de la formation de  Ray VENTURA. Pendant l'Occupation, il dirige le  meilleur grand orchestre de jazz français : le JAZZ de PARIS. Après avoir été remplacé par Jerry MENGO, il crée son propre orchestre qui durera une dizaine d'années.
Au début des années 50, il dirige l'orchestre de la Nouvelle EVE, mais selon Jean LAPORTE: « il est renvoyé rapidement, son style "jazz" où il excellait ne convenant pas pour l'accompagnement d'une revue. »
Au cours des années 60/70, Alix COMBELLE se consacre surtout à la composition et aux arrangements pour le disque, la radio, le cinéma et la télévision.
« D'abord influencé par les musiciens blancs de Chicago dont on retrouvera toujours un peu la trace dans son jeu, il se passionne très vite pour les saxophonistes noirs (Coleman HAWKINS surtout). Ces diverses influences ne lui donnent pourtant pas un style hybride. Moins souple, moins décontracté que ses illustres modèles, Alix COMBELLE n'en parvient pas moins à se forger une manière fort originale et cohérente, un peu brusque et heurtée, mais toujours pleine d'idées. Vivacité de l'attaque, débit impétueux, phrases courtes, nettement appuyées sur le temps, grosse sonorité ronde, épaisse, dense, nette, vibrato " mordant " et, de temps en temps, effets de growl au paroxysme des chorus - et, surtout, ce mélange d'énergie et de détente (de " relax ") qui fait les grands swingmen. Le premier " nègre " du jazz made in France. »     (Daniel Nevers - Dictionnaire du Jazz de Philippe CARLES, André CLERGEAT et Jean-Louis COMOLLI)

Alix  COMBELLE  s'est beaucoup produit à Paris, comme le montre le site :

http://site.voila.fr/musiciensjazzparis1


  
A gauche, un grand succès d'Alix COMBELLE en 1942.  A droite, Jazz Hot présente le musicien sur sa couverture  en septembre / octobre 1946.
By courtesy of Jazz Hot
Roger  CONSTANT   Chef d'orchestre
L'HEURE  BLEUE  (1941)

CONTANCELLI   Chef d'orchestre
La  CABANE  BAMBOU  (1943) 

Harry  COOPER   Trompette 
Né en 1903 à Lake Charles (USA ?)
La  CIGALE (date non précisée)   ECOLE  NORMALE  de  MUSIQUE (1942) 
Le  VENTADOUR (1943)
 « Il joue en tournée avec la chanteuse Virginia LISTON, dans l'orchestre de Bennie MOTEN à Kansas City (1924-1925), de Duke ELLINGTON à New York (1926), de Charlie JOHNSON avec qui il vient en Grande Bretagne. Se fixe à Paris en 1930. (Il sera naturalisé français en 1941 et pourra de ce fait jouer sans problème pendant l'Occupation., selon Ludovic Tournes - New Orleans sur Seine - Editions Fayard - 1999). Enregistrements avec Duke ELLINGTON, Bennie MOTEN, Sara MARTIN, Big Boy GOODIE, Sam WOODING et sous son nom. »  (Dictionnaire du Jazz, par André Clergeat - Editions Seghers - 1966))
Fin 1929 et janvier 1930, Harry COOPER fait partie de l'orchestre de onze musiciens de Sam WOODING qui se produit à l'EMBASSY. « Il est impossible de signaler un bon orchestre hot en France, car il n'en vient presque jamais. Le peu de succès des premiers a découragé les autres. Exceptionnellement, les nègres de Sam WOODING sont restés cette saison, près de quatre mois à l'EMBASSY (d'octobre 1929 à  janvier 1930), mais leur rôle était de faire danser. Personne ne prenait la peine de les écouter. J'ai appris qu'ils avaient auparavant beaucoup plu aux Allemands et qu'ils sont en train de remporter un succès très gros en Italie. Les français sont donc les seuls qui ignorent le jazz hot (je dis : qui ignorent, car si l'attention était attirée de ce côté-là, nul doute qu'il se trouverait des gens pour le comprendre et l'aimer). »  (Hugues Panassié - La Revue Musicale juin 1930)
« Les onze musiciens de l'Orchestre de Sam WOODING :  Albert WYNN (trombone),  Eugene SEDRIC (saxo ténor), Freddie JOHNSON (piano), June COLO  (tuba), Adolphus CHEATHUM rapidement remplacé par Harry COOPER (trompette), Willie LEWIS (saxo alto), Ralph JAMES (saxo alto), Bobby MARTIN (trompette), Billy BURNS (trombone), Ted FIELDS (drums), John MITCHELL  (guitare)  »  (Douze Années  de Jazz - Hugues PANASSIE)
« En début d'année 1931, la MUSIC  BOX présente Harry COOPER, Frank " Big Boy "
GOODIE, André EKYAN, Freddie JOHNSON. On peut y entendre aussi notamment au
cours d'une nuit d'été Léo VAUCHANT avec de nombreux musiciens, dont Tommy
LADNIER, Buster BAILEY, Albert WYNN, Herbert FLEMMING, Arthur BRIGGS. »
  (Douze Années de Jazz - Hugues PANASSIE)
« Vers juin / juillet 1932, ouverture par André EKYAN de l'AEROPORT, avec un excellent petit orchestre comprenant notamment Harry COOPER, Al ROMANS (remplacé ensuite par Michel EMER) et Max ELLOY à la batterie (et à la direction - NDLR). » (Douze Années de Jazz - Hugues PANASSIE)
« L'AEROPORT et la CROIX  du  SUD à Montparnasse sont les deux plus cotés de Paris. »  (Jazz Tango Dancing de septembre 1932)
« L' AEROPORT a fermé ses portes. EKYAN a de ce fait rejoint l'orchestre de
GREGOR. »  (Jazz Tango Dancing de février 1933)
En 1934, l'orchestre jazz Harry COOPER  se produit  au  PONTON  2   (Jazz Tango Dancing  de novembre et décembre 1934)
« Un petit groupement dirigé par Harry COOPER y joue tous les samedis après-midi (au  PONTON  2), invitant chaque semaine un ou plusieurs musiciens. Jerry BLAKE, clarinettiste vedette de Willie LEWIS vint une fois. Booker PITTMAN, saxo alto, saxo baryton et clarinette, venu en France avec l'orchestre de Lucky MILLINDER y joua également. »   (Douze Années de Jazz - Hugues PANASSIE)
« Amusante et pittoresque petite boîte (le  PONTON  2).  Jazz-hot d'Harry COOPER (l'un des meilleurs jazz que l'on puisse entendre) et orchestre de tangos de Marcel MAIRE. »   (L'Intransigeant du  3 novembre 1934)
« Alix COMBELLE participe en 1935 aux matinées dansantes du  PONTON 2  avec
Booker PITTMAN, Harry COOPER, “ Big Boy ” et beaucoup d'autres … »  
(Jazz Hot de juillet / août  1953)
En 1935, au  HARLEM  TEA  PARTY : « Les samedis, dimanches après-midi et jeudis soirs, Harry COOPER (trompette) y réunit une sélection des meilleurs solistes " hot " disponibles dans la capitale comme André EKYAN (clarinette, saxo alto), Cass Mac CORD (saxo ténor), Billy TAYLOR (Drums), Bill WALTON (piano) etc...»  (Jazz Hot d'avril 1935)
« Pendant l'Occupation, on peut  entendre à la  CIGALE : Harry COOPER, noir américain qui a obtenu sa naturalisation française en 1941, avec Freddy JUMBO (originaire du Cameroun - ex colonie allemande) et Robert MAVOUNZY. »    (Le Jazz en Quarantaine, de Jacques CHESNEL)
Harry COOPER  joue au  COLISEUM en 1937.
Il participe, le 11 février 1945, à la Salle  PLEYEL, à un Festival d'improvisation, avec
des musiciens de jazz français, dont Jerry MENGO et Hubert ROSTAING.
On le retrouve en 1946 au  KIT  CAT, avec Robert MAVOUNZY.
En 1947, il fait partie du nouvel orchestre d'Eddie BARCLAY qui se produit  au CLUB.
Selon une affiche de l'époque, l'orchestre Eddie BARCLAY - Jerry MENGO comprenait
Harry COOPER, Jean-Pierre SASSON (guitare), Bobby GUIDOTTI (contrebasse), M.
PAGNOUL (piano) et la nouvelle chanteuse de jazz Eve   WILLIAMS (en  fait Nicole,
seconde épouse d'Eddie BARCLAY).
Il travaille en 1948 et 1949 au cabaret - dancing  Le  REVE, situé sous le cinéma 
REX.
  
André CORNILLE    Trompette
PARAMOUNT (1940)
« 1er Prix du Conservatoire de Lille en 1924 et au Conservatoire de Paris en 1926
(élève d'Eugène FOVEAU). Il a été soliste aux Concerts Colonne. En 1932, il rejoint
les Collégiens de Ray VENTURA et restera avec eux plusieurs années. Il fait partie
de l'orchestre de Jacques HELIAN de 1944 à 1956. »  (d'après Jacques HELIAN)
Ray VENTURA joue pour la danse en 1936 CHEZ  Ray  VENTURA  (ex CHEZ  Harry PILCER) établissement qu'il a ouvert récemment avec un orchestre " amélioré " comprenant notamment Philippe BRUN, Gus DELOOF et André CORNILLE aux trompettes et Josse BREYERE et André CAUZARD aux trombones.   (Jazz Hot de novembre 1936 et Noël 1936)   (La Semaine à Paris, en novembre 1936)

COSTIA   Chef d'orchestre
L'IMPERATRICE - CHEZ  LEDOYEN (1941)  SHEHERAZADE (1941)  TANAGRA (1942)
Il dirige son orchestre tsigane en 1938 et 1939 au  SHEHERAZADE et, en 1947 au  PAVILLON  de l'ELYSEE.   
                                                                                    
Raoul COURDESSE    Saxo ténor    Clarinette  Hautbois
PARAMOUNT (1940)
« Celui qui se disait, lui-même : « le bel hautbois dormant »  a fait partie, en 1934 des « Grégoriens » de GREGOR. En 1936, il appartient à l'orchestre de Jo BOUILLON où il restera jusqu'à la mobilisation de 1939. En 1940, il est recruté par Raymond LEGRAND, comme musicien et, parfois, comme chanteur. Il participe en 1942, avec cette formation à une tournée en Allemagne pour jouer dans les stalags de prisonniers français. Il entre en 1947 chez Ray VENTURA et figure parmi les « Collégiens » dans le film : ‟ Mademoiselle s'amuse ‟. Raoul COURDESSE a été réengagé en 1953 par Raymond LEGRAND dans un orchestre très actif en 1953 et 1954. »  (d'après Jacques HELIAN - Les Grands Orchestres de Music Hall en France) 


Chico  CRISTOBAL     Saxo ténor
BŒUF  sur  le  TOIT (1944)
« Du 10 mai au 4 juin 1944, il joue au  BŒUF  sur  le  TOIT, dans un orchestre dirigé par Jacques HELIAN et qui comprend aussi Pierre FOUAD (drums), Bernard PEIFFER (piano) et Hubert ROSTAING (clarinette). » (d'après Jacques HELIAN)
Le 18 novembre 1945, à l'ECOLE  NORMALE  de  MUSIQUE, il fait partie d'un orchestre de 17 musiciens : le Grand orchestre de l'Armée de l'Air dirigé par Tony PROTEAU et présenté par le Hot Club de France.  (Jazz Hot de décembre 1945) 
  
Jean-Pierre  DARIEL   Drums  Chef d'orchestre
CHEZ  CARRERE (1941 / 1942)  VILLA  d' ESTE (1942)
En 1948, fait partie de l'orchestre d'Eddie WARNER.

Roby DAVIS    Saxophone
Salle  GAVEAU  (1940)  VILLA  d'ESTE (1941)  JIMMY' S  BAR (1943)
Il dirige son orchestre en 1949 au  Nouveau   CORSAIRE.

Claude  DEBUSSY   Compositeur
Salle  PLEYEL (1941)

DELMON    Chef d'orchestre
MAXIM'S (1941)
L'orchestre DELMON joue, de 1930 à 1934 au  VERSAILLES, en 1934 au  MONICO et, en 1934 / 1935 au LANGER'S. En 1936, il est au  TRIOMPHE.