Paul WHITEMAN Chef d'orchestre
« ... Il se servait d'arrangements et les exécutait avec la plus grande douceur possible. Lorsque ces arrangements présentèrent une légère complexité, on parla de "jazz symphonique", expression qui montre combien la musique en question avait tendance à s'éloigner du véritable jazz ... Sa musique de jazz "commerciale" triompha et fut prise par le gros (sic) public pour le jazz authentique ... A ses débuts, Fletcher HENDERSON cherchait à être le "Paul WHITEMAN de couleur" ... » (La veritable musique de jazz - Hugues PANASSIE)
Paul WHITEMAN et son orchestra sont venus à Paris en 1926 et se sont produits aux AMBASSADEURS, 1 / 3, avenue Gabriel (8ème) et au THEATRE des CHAMPS ELYSEES.
« … En outre, Paul WHITEMAN et son prestigieux orchestre, qui devaient primitivement se faire entendre à l'OPERA, débuteront le 27 mai (1926) dans le jardin lumineux et fleuri que seront devenus les AMBASSADEURS, dans ce délicieux "garden" où l'on pourra dîner au champagne parmi les pergolas vertes et roses et les frais jeux d'eaux multicolores. » (Le Figaro du 20 mai 1926)
En juillet, pendant le dîner, aux AMBASSADEURS : Paul WHITEMAN et son orchestre jazz. (La Semaine à Paris, en juillet 1926)
« Le roi du jazz band Paul WHITEMAN va venir à Paris. WHITEMAN qui dirige l'orchestre noir ( ?) du TIVOLI de Londres a une réputation mondiale. Il a déclaré dernièrement, de la façon la plus formelle, que jamais il n'adapterait au jazz les grands chefs - d'œuvres de la musique classique. “BACH, BEETHOVEN et CHOPIN, a-t-il dit, peuvent dormir en paix. Je n'ai aucune intention sacrilège”. Tant mieux. » (Candide du 22 avril 1926)
« Demain, 2 juillet au CHAMPS ELYSEES MUSIC - HALL : La merveille des merveilles, le célèbre orchestre jazz de Paul WHITEMAN ; 32 virtuoses qui ont bouleversé le monde. » (Le Figaro du 1er juillet 1926)
« Un jazz de 42.000 francs. Le 2 juillet débutera à l'OPERA MUSIC - HALL des CHAMPS ELYSEES, présenté par Mr Sayag, l'orchestre américain Paul WHITEMAN composé de 32 virtuoses du jazz. L'ensemble de ce jazz est payé le cachet fantastique de 42.000 francs par représentation. Le spectacle comprend également le célèbre danseur américain Harland DICKSON (ou DIXON ?). » (La Semaine à Paris, en juillet 1926)
« Jazz ... ons. Il (qui ? le jazz, parbleu!) est le roi du jour. Du café et du dancing, il s'est élevé au music-hall. Cela ne lui suffit plus. Il a voulu la vedette, il l'a. C'est Paul WHITEMAN et son orchestre qui sont "le clou" (eût-on dit naguère) de l'OPERA MUSIC - HALL des CHAMPS ELYSEES. Je sais bien qu'il y a, dans son programme, une part au genre clowns musicaux. Mais elle n'est pas la cause du succès : celui-ci tient dans le jazz lui-même. N'est-ce point un signe des temps ? ... » (La Semaine à Paris, en juillet 1926)