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Jean-Roger  SAINTENY - Pierre SIMON - Lucien  SIMOENS
Marcel  de  VALMALETE - Henri  VARNA - Bob  VAZ
Ray  VENTURA - René WEISS - Paul  WHITEMAN


Jean, ou Jean-Roger SAINTENY   Homme politique 
Né le 29 mai 1907 au Vésinet  Décédé le 25 février 1978.
Il a été, notamment, Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de 1962 à 1966.

Pierre SIMON  Saxophone  Contrebasse à cordes  Tuba  Sousaphone  Batterie
«  Entré en 1928 dans le ʺ Collegiate ʺ, il restera avec les ʺ Collégiens ʺ  jusqu'en 1936 comme musicien.  Ensuite, il prend en main l'administration et la comptabilité de l'orchestre, tenues, depuis le départ d'Eddie FOY, par John ARSLANIAN.  A la radio, sur disques, les ʺ tubes ʺ succèdent aux ʺ tubes ʺ. Les 78 tours se vendent comme des petits pains. Pierre SIMON, homme méticuleux, organise, administre, comptabilise, sans défaillance, avec la confiance absolue du patron. C'est Pierre SIMON  qui fit admettre Noël CHIBOUST parmi les ʺ Collégiens ʺ. »  (Jacques HELIAN)

Lucien  SIMOENS  Contrebasse
Ce fut l'un des meilleurs contrebassistes de sa génération. On trouve une partie de ses prestations à Paris sur le site :
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Marcel  de  VALMALETE
Les relations nouées par sa sœur, Madeleine de Valmalète (née en 1899, entrée très jeune au Conservatoire de Paris), dans le monde musical parisien des années 20, l'aident à créer le bureau de concerts Marcel de Valmalète, mandataire à Paris des plus grands artistes de l'époque et, notamment, de Jack HYLTON.
  
(Publicité en 1958)


Henri VARNA  Comédien  Directeur de salles de spectacles
Né le 31 octobre 1887 à Marseille, décédé le 2 avril 1969 à Paris.
Venu à Paris en 1908, il y prend des cours d'art dramatique et débute comme comédien et chanteur. Il s'oriente rapidement vers la direction de music-halls et notamment du CASINO  de PARIS où, à partir de 1929 et pendant plus de 35 ans, il a monté une vingtaine de revues.

Robert, dit Bob  VAZ   Piano
« En 1926, il faisait un numéro avec sa mère dans un petit cirque d'amateurs qui existait rue de la Faisanderie, près du Bois de Boulogne et qui appartenait à un maître écuyer nommé Mollier. Il arrive chez les ʺ Collégiens ʺ en 1927 et sera du premier voyage aux Etats Unis en 1929. En 1933 et 1934, il partage avec Paul MISRAKI le poste de pianiste. Devenu seul titulaire il reste dans l'orchestre jusqu'à la fin des années 30. En 1941, prisonnier en Allemagne, il est remplacé comme pianiste par Jean VALZ (ne pas confondre). »  (d'après Jacques HELIAN)

Ray VENTURA   Né le 16 avril 1908 à Paris, décédé le  29 mars 1979 à Palma de Majorque (Espagne)
Tout ou presque a été écrit à son sujet par Jacques HELIAN dans son livre : " Les Grands Orchestres de Music - Hall en France ".

La plupart des prestations à Paris de Ray VENTURA à la tête de ses musiciens figurent sur le site :

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« Les Collégiens de Ray VENTURA, Paul MISRAKI et Grégoire ASLAN en tête, achevèrent d'un éclat de rire l'agonisante guimauve et la romance scatologique. » (Jean Tranchant).
Ray VENTURA a influencé nombre de ses confrères qui ont créé à leur tour des orchestres de scène et principalement : Fred ADISON, Jo BOUILLON, Jacques HELIAN et Raymond LEGRAND. Il décide, vers le  début des années 50, de dissoudre sa grande formation devenue trop lourde à gérer.
Il crée en 1956, avec Bruno COQUATRIX, les Disques VERSAILLES et tentera plusieurs fois sans succès de relancer une formation.
En tant que producteur de cinéma, il a tourné : Nous irons à Paris, Tourbillon de Paris, Feux de joie, Nous irons à Monte-Carlo.
Ray VENTURA a fini sa vie bien tristement.
  
René WEISS  Trombone
Né en Suisse en 1891, décédé le 28 août 1984
« Titulaire d'un Prix de trombone du Conservatoire de Genève, il ne s'oriente vers le jazz que vers 1922 / 1923 en débutant dans l'orchestre ILLAREZ aux côtés de Vlasti KRIKAWA (trompette) et Jacquemont BROWN (melody sax). En 1924, il joue à Monte Carlo avec l'arrangeur Jean YATOVE (#), toujours en compagnie de KRIKAWA et BROWN. Les deux années suivantes, il travaille à Biarritz et Paris. En 1927 / 1928,  on l'entend  avec Edmond COHANIER et Christian WAGNER à Paris et Genève. Ensuite il joue principalement en Allemagne, d'abord avec Maxim NEFF (trompette), Christian WAGNER (sax) et André TAYLOR (drums) à Berlin (fin juillet et août 1928). En 1929, il travaille à Berlin et fait une tournée avec le LONDON  SAVOY  ORCHESTRA : Vienne, Prague, Budapest et Berlin. A la fin de la même année, il joue à Amsterdam dans le GRICHA  NAKCHOUNIAN  ORCHESTRA. Au  CARLTON de cette ville, il rejoint l'orchestre de Lud GLUSKIN, pour deux mois, en 1930. Il fait ensuite une tournée avec ce célèbre orchestre de danse. Après juillet 1931, il succède à Marcel DUMONT chez les  ʺ Collégiens ʺ dirigés par Ray VENTURA. Il reste dans cet orchestre populaire jusqu'en 1936 et participé à ses nombreux enregistrements. A cette époque, il a joué aussi dans l'orchestre de Guy PAQUINET (PATRICK et son orchestre de danse). En 1937 / 1938, il fait partie du Jazz - Symphonique du  PARAMOUNT. Il fut l'un des cent musiciens de Paris sollicités pour tous les disques et bandes sonores de films (avec les autres trombones : Guy PAQUINET, Marcel DUMONT et  FILLIETTE). Début 1938, il rejoint l'orchestre de Fred ADISON. En 1939, il retourne en Suisse. A Zurich, il joue dans l'orchestre réputé de Teddy STAUFER et, en 1942, dirige son propre orchestre. L'année suivante, il enregistre avec un quartet. René WEISS a été en son temps, sans  aucun doute,  l'un des meilleurs trombonistes européens, au même titre que Léo VAUCHANT, Guy PAQUINET, Marcel DUMONT et Josse BREYRE. »  (Michel LAPLACE - Portraits of French jazz musicians - Extraits)


(#) Jean YATOVE    Piano   Chef d'orchestre   Compositeur  Arrangeur  
Né en 1903 à Tours.
1er Prix de piano en 1918 au Conservatoire de Paris. En 1924, il apparaît dans le jazz et travaille notamment à Cannes, Bruxelles, en Italie et en Allemagne. Il fait des arrangements pour GREGOR et appartient aux EUROPA  RAMBLERS des frères BERSON. Au début des années 30, il est arrangeur pour le jazz PATHE - NATAN. Il aurait aussi dirigé son propre grand orchestre dans les années 40. Compositeur de talent, il travaille dès 1931 pour le cinéma, d'abord dans les courts métrages, puis signe les partitions de quelques succès comme : Soigne ton gauche (1945), L'école des facteurs (1947), Jour de fête (1948) et Marie Octobre (1958).
Il s'est produit à Paris, notamment à l'EMPIRE, à l'ERMITAGE  MOSCOVITE et à la  FLORIDA
  
Paul  WHITEMAN   Chef d'orchestre
« ... Il se servait d'arrangements et les exécutait avec la plus grande douceur possible. Lorsque ces arrangements présentèrent une légère complexité, on parla de "jazz symphonique", expression qui montre combien la musique en question avait tendance à s'éloigner du véritable jazz ... Sa musique de jazz "commerciale" triompha et fut prise par le gros (sic) public pour le jazz authentique ... A ses débuts, Fletcher HENDERSON cherchait à être le "Paul WHITEMAN de couleur" ... »  (La veritable musique de jazz - Hugues PANASSIE)
Paul WHITEMAN et son orchestra sont venus à Paris en 1926 et se sont produits aux AMBASSADEURS, 1 / 3, avenue Gabriel (8ème) et au THEATRE  des  CHAMPS  ELYSEES.
« … En outre, Paul WHITEMAN et son prestigieux orchestre, qui devaient primitivement se faire entendre à l'OPERA, débuteront le 27 mai (1926) dans le jardin lumineux et fleuri que seront devenus les AMBASSADEURS, dans ce délicieux "garden" où l'on pourra dîner au champagne parmi les pergolas vertes et roses et les frais jeux d'eaux multicolores. »  (Le Figaro du 20 mai 1926)
En juillet, pendant le dîner, aux AMBASSADEURS : Paul WHITEMAN et son orchestre jazz.   (La Semaine à Paris, en juillet 1926)
« Le roi du jazz band Paul WHITEMAN va venir à Paris. WHITEMAN qui dirige l'orchestre noir ( ?) du TIVOLI  de Londres a une réputation mondiale. Il a déclaré dernièrement, de la façon la plus formelle, que jamais il n'adapterait au jazz les grands chefs - d'œuvres de la musique classique. “BACH, BEETHOVEN et CHOPIN, a-t-il dit, peuvent dormir en paix. Je n'ai aucune intention sacrilège”. Tant mieux. »   (Candide du 22 avril 1926)
« Demain, 2 juillet au CHAMPS  ELYSEES  MUSIC - HALL : La merveille des merveilles, le célèbre orchestre jazz de Paul WHITEMAN ; 32 virtuoses qui ont bouleversé le monde. »  (Le Figaro du 1er juillet 1926)
« Un jazz  de  42.000 francs. Le 2 juillet débutera à l'OPERA  MUSIC - HALL  des  CHAMPS ELYSEES, présenté par Mr Sayag, l'orchestre américain Paul WHITEMAN composé de 32 virtuoses du jazz. L'ensemble de ce jazz est payé le cachet fantastique de 42.000 francs par représentation. Le spectacle comprend également le célèbre danseur américain Harland DICKSON (ou DIXON ?). »  (La Semaine à Paris, en juillet 1926)
« Jazz ... ons. Il (qui ? le jazz, parbleu!) est le roi du jour. Du café et du dancing, il s'est élevé au music-hall. Cela ne lui suffit plus. Il a voulu la vedette, il l'a. C'est Paul WHITEMAN et son orchestre qui sont "le clou" (eût-on dit naguère) de l'OPERA  MUSIC - HALL  des  CHAMPS ELYSEES. Je sais bien qu'il y a, dans son programme, une part au genre clowns musicaux. Mais elle n'est pas la cause du succès : celui-ci tient dans le jazz lui-même. N'est-ce point un signe des temps ? ... »  (La Semaine à Paris, en juillet  1926)
  
Le compositeur André MESSAGER  signe, dans le Figaro du 4 juillet 1926, un article intitulé : Paul WHITEMAN et son Jazz-band, où il commente la prestation de cet orchestre à laquelle il a assisté
« Depuis assez longtemps déjà, le nom de Paul WHITEMAN et la réputation de son orchestre avaient traversé l'Atlantique : tous les musiciens (et ils sont plus nombreux qu'on ne croit) dont ces manifestations de l'art américain avaient éveillé la curiosité et qui ne les connaissaient que par les reproductions phonographiques attendaient avec impatience les auditions plusieurs fois annoncées. De vives controverses s'étaient déjà élevées sur le jazz-band en soi, sur sa valeur esthétique, sur sa portée dans le domaine musical, sur l'influence que cette musique a déjà exercée et les opinions les plus violentes se sont opposées à ce sujet. Alors qu'il a soulevé des enthousiasmes, il a déchaîné des haines. N'avons-nous pas vu Mr MASCAGNI déclarer, dans une interview “que les gouvernements devraient interdire le jazz comme la morphine et la cocaïne, cette musique ne pouvant que dégrader le goût et le moral du public” ?
Passons. Aussi bien, depuis hier soir, la preuve est faite et cette audition, surtout le succès prodigieux qu'elle a obtenu, ne peut manquer de rapprocher détracteurs et admirateurs. En tout cas nous savons à présent qu'un véritable orchestre de jazz n'a aucun rapport avec la plupart des groupements de ce nom où règne un charivari d'où toute musique est absente, mais dont les auditeurs ont besoin pour susciter en eux une crise de cette espèce d'épilepsie qu'ils qualifient de danse.
Je dois dire que cet orchestre vaut surtout par la virtuosité des artistes qui le composent. La netteté du rythme, les contrastes dans les nuances, la précision des attaques, le fondu dans la sonorité touchent à la perfection. Le choix de la musique exécutée est moins heureux et, à vrai dire, souvent fâcheux. Il est peu vraisemblable qu'un choix plus heureux n'eût pu être fait dans l'immense répertoire de Mr WHITEMAN et je crains qu'il n'ait sous-estimé la capacité artistique du public parisien en se croyant obligé de parsemer son programme de petites drôleries sans saveur ni agrément. Pourquoi, en plus, avoir fait une large coupure dans la Rhapsodie en Bleu, le morceau de beaucoup le plus important musicalement et nous gratifier de deux fantaisies pour saxophone solo aussi insupportables?
Ce qu'il faut retenir de ces auditions, c'est une indication précieuse pour la composition d'un orchestre en somme important, puisqu'il compte plus de trente exécutants, composition tout-à-fait en dehors des habitudes acquises. Il y a là beaucoup à chercher et à trouver sans imiter.
Les compositeurs pourront juger que notre orchestre traditionnel n'a rien d'immuable et que, pour le théâtre surtout, après les essais d'innovation de Richard WAGNER, il y a beaucoup à trouver dans la voie peut-être opposée.
J'engage tous les compositeurs à aller entendre Paul WHITEMAN et son orchestre, non seulement parce qu'il est sans doute le plus parfait en son genre, mais surtout pour se rendre compte du parti qu'on pourra tirer de combinaisons aussi nouvelles qu'ingénieuses. »
  
(Publicité en 1958)